‍mardi 6 janvier 2026


‍Gazette de Balitrand

‍Dormi tard, levé tard. Regardé un film (“docu-fiction”) intitulé “rendez-vous avec Pol Pot”. Une reconstitution, avec une mise en scène bien faite, de la visite sur invitation du régime des Khmers rouges par 3 français, en 1978. Ce que j’y ai trouvé de très intéressant est que ces 3 personnes étaient des gens “acquis à la cause”, dont un ayant connu certains dirigeants, et notamment un de ses collègues à la Sorbonne; arrivés pleins d’admiration pour le “Kampuchea”, on voit la remise en cause de leurs convictions, peu à peu, devant les traitements qui leur sont imposés:  interdiction d’aller où ils veulent, fouilles, brutalité de leurs gardiens armés…allant jusqu’à l’assassinat de deux d’entre eux, accusés de désobéissance et qualifiés “d’agents de la CIA”… L’atmosphère oppressante est fort bien montrée, et surtout, la “tempête sous un crâne” de l’un d’eux, le “prof”, obligé qu’il est devant la réalité, de renier tout ce à quoi il avait cru… c’est cela, vraiment que j’ai trouvé intéressant, car c’est plutôt rare. Il est facile, aujourd’hui, de balayer cela d’un revers de main, mais le film montre “de l’intérieur” en quelque sorte, combien a été douloureuse la remise en cause de ce à quoi on avait pu passionnément voulu croire… J’en sais quelque chose, pour avoir vécu ce déchirement, dès 1956… avec la révolte hongroise, et les chars soviétiques à Budapest!

‍À “l’Atelier”

‍J’y suis allé dès le début de l’après-midi:  nous n’avions pas réduit les radiateurs, et il y faisait bon:  19° au lieu des 16 habituels!

‍René et Flo hier soir au téléphone. Manifestement, ils n’avaient pas lu mon “Journal”. On a donc dû leur raconter brièvement notre épisode neigeux, notre “Noël au Jour de l’An”… Ils ont fait Noël à Canyelles, «avec un vent glacial». Je ne vois pas grand intérêt d’être là-bas dans ces conditions! Ils y avaient leurs enfants. Nous n’avons parlé que de choses superficielles… je n’ai pas voulu lancer la discussion sur le Vénézuela:  je déteste le téléphone pour les  choses importantes, surtout quand nous sommes deux de chaque côté — impossible d’avoir une véritable discussion. Ils ont dit qu’ils viendraient à Millau «aux beaux jours»…  c’est ce que tout le monde dit, et cela se comprend, mais il va nous falloir prendre “des réservations”, pour ne pas avoir tout le monde en même temps!


‍Mireille est allée à la Poste pour envoyer la lettre “matelasée” dans laquelle j’ai mis la télécommande pour l’Apple TV que j’ai donné à Victor. Mais je doute que cela fonctionne…en tout cas, moi, je ne pouvais pas l’utiliser, et c’est bien pour cela que j’ai racheté le modèle “n°3”. 


‍Amis vieillissants…

‍Quand elle est rentrée, appel de Monique C. J’ai laissé Mireille bavarder avec elle… Ils ont vendu leur grande et belle maison, celle qu’ils nous avaient prêtée il y a quelques années de cela, alors qu’ils étaient en Corse. Et ils ont acheté un grand appartement avec ascenseur, qui leur convient beaucoup mieux… Pas trop loin de leur fils, maintenant à  la retraite lui aussi. Monique a presque un an de plus que moi:  elle est de 37 elle aussi, mais de janvier, et moi de novembre. Mais c’est Daniel qui ne va pas bien. Il ne peut presque plus se déplacer…il m’avait écrit pour me dire qu’il voulait reprendre la lecture de mon “Journal”, mais il y a de cela un an déjà… et Monique me dit que non, il ne peut même plus faire ça maintenant. Tristesse… Nous sommes convenus de nous appeler de temps en temps, et si jamais nous allions à La Rochelle pour la fin du stage de Clémence, nous pourrions passer par Anglet pour les voir. Ou même y aller exprès. Cela me fera beaucoup de peine de voir Daniel aussi diminué…et je me demande s’il ne sera pas mécontent qu’on le voie dans cet état? Mais Monique a l’air d’être très désireuse de nous voir. 

‍Tout cela n’est pas très bon pour mon propre moral. Sauf à me dire égoïstement que  — pour l’instant — je suis encore plus valide qu’eux: ni l’un ni l’autre ne conduisent plus…

‍Blabla télévisé

‍CNiouze est  devenu insupportable, pour moi. Dans l’émission de Kelly en tout cas. Elle nous assène maintenant un “édito” qui n’en est pas un puisqu’elle se contente d’annoncer — en délayant — ce que les autres vont dire…et puis elle reprend ensuite une “intro” sur ce que va dire chacun avant de lui donner enfin la parole! Si bien qu’au bout de quelques minutes… on en est déjà à la “pause”, c’est-à-dire à la PUB!