‍jeudi 6 novembre 2025


‍Gazette de Balitrand

‍Temps de cochon… Il pleut, il pleut… mais pas de bergère en vue!

‍Pas fait grand-choses dans la matinée… 

‍M. Mazure est venu à 14 heures, il a sorti le mécanisme de la comtoise II, l’a un peu huilé, mais il était très propre. Il a retourné la lentille pour qu’elle s’adapte mieux au bas du balancier, et remonté le tout. Puis il a procédé au calage, avec de petits morceaux de carton, comme il l’avait fait pour celle du salon, l’a mise en route et écoutée… avant de tout refermer. C’était il y a déjà deux heures de ça, et apparemment elle est toujours à la bonne heure… De toutes façons, maintenant je sais comment faire pour la régler si j’observe qu’elle avance ou retarde. 

‍ Je mets une nouvelle image, mais une vidéo cette fois avec le balancier en place. Cliquer sur l’image: ça marche, on voit le balancier…se balancer.

‍Ma vidéo n’est pas très bonne… J’ai bougé un peu! Il faudrait que je me pose, et avec l’iPhone, ce n’est pas facile!

‍Et Mireille a fait une photographie très bien, en entier… je la mets à la suite. 


‍Voltaire et Saint-Evremond

‍Voltaire affiche le plus profond mépris envers l’oeuvre de Saint-Evremond, et notamment sa “Comédie des Académiciens”: 

‍La comédie des Académiciens, de Saint-Évremond, eut quelque réputation en son temps; mais une preuve de son peu de mérite, c’est qu’on ne s’en souvient plus, […] Il me semble que c’est un simple dialogue sans intrigue et sans sel,[…] presque tous les ouvrages de Saint-Évremond, qui ne sont, à quatre ou cinq pièces près, que des futilités en style pincé et en antithèses.

‍Je crois bien que même parmi les “lettrés” d’autrefois, rares sont ceux qui se souviennent de toutes les œuvres de Voltaire! Et pour ma part, je l’ai déjà dit, ma lecture de “La Henriade” n’a été qu’un pensum auquel je me suis astreint!


‍J’ai fini par trouver hier soir sur “Amazon” un exemplaire numérique correct de la “Comédie des Académiciens”, et je l’ai lu.


‍J’y ai trouvé des choses assez piquantes, et qui ne pouvaient manquer d’entraîner sa disgrâce!

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‍Saint-Evremond  se moque des gens réputés “importants”. Voltaire est bien trop prudent pour en faire autant; il préfère se moquer des gens d’église.

‍La scène 1 de l’acte II, où Chapelain compose des vers est amusante et m’a fait penser à certains passage de Molière, le sonnet prétendument composé par Trissotin, par exemple, dans “Les Femmes savantes”…Et de fil en aiguille…j’ai relu “Les Femmes Savantes”! La scène où apparaît Trissotin est à l’Acte III, scène 2. Et je préfère tout de même Molière… bien plus drôle, plus “enlevé” scéniquement. Sans parler du fait que Molière s’en prend à la bêtise prétentieuse en général, et non aux seuls Académiciens.

‍Et au passage, les discours prétentieux de Philaminte, Armande et Bélise m’ont fait penser à Flaubert et au “programme” de Bouvard et Pécuchet!