‍lundi 5 janvier 2026

‍Gazette de Balitrand 

‍Le froid continue.

‍Fait un peu de courrier ce matin. Je continue de pester contre la nouvelle-vieille manie d’Apple, avec ses “bordures” pour toutes les fenêtres, tous ces “boutons” dont on nous avait tant persuadés qu’ils étaient “ringards”…Si je le pouvais, je reviendrais au système précédent! Je n’ai pas cru bon de faire une copie conforme de tout mon disque auparavant – et je le regrette bien!


‍Tour d’horizon de quelques correspondants…

‍J’aime beaucoup lire les courriels d’Hélène et de Marc (de nouveau… ). Marc me fait découvrir des auteurs qui ne font pas partie de mon Panthéon portatif, nous n’avons pas tout à fait les mêmes références culturelles, mais assez pour que ces différences soient  enrichissantes.


‍C’est d’ailleurs un peu la même chose avec Hélène:  elle est beaucoup plus “raisonnable” que moi, elle a tout un pan de sa culture naturaliste, qui n’est qu’accessoire pour moi, et que j’admire, mais nous avons en commun beaucoup de choses: des souvenirs familiaux, déjà, mais aussi le goût de la lecture et des arts…et surtout, sa façon aigüe et “sociologique”, en quelque sorte, de percevoir “les gens”… quant elle s’offusque, par exemple, de voir que chez certains, “la télé” fonctionne en permanence, même quand ils la reçoivent!


‍C’était le cas chez nos voisins, à  Bordeaux, mais n’empêchait pas des relations néanmoins très cordiales! Et cela me fait penser qu’il faut que je leur adresse nos bons voeux… ils n’étaient pas dans la liste de ceux à qui je les ai envoyés… je vais réitérer notre invitation à venir par ici. Mais dès qu’ils ont des congés… ils filent plutôt au Cambodge, dans la famille de Ratanak. Où Bruno se sent tout à fait étranger… lui, originaire  de Dax, si je me souviens bien.


‍Avec François, ma correspondance est assez différente de celle d’avec Hélène. Nous avons en gros les mêmes référence culturelles, mais lui est un vrai linguiste… moi je ne suis qu’un hybride, une espèce non protégée et en voie d’extinction, avec mon goût spécifique pour les langages artificiels, alors que lui est un grand chasseur de papillons linguistiques rares… et infiniment plus savant que moi en toutes chosesdu domaine “classique”, disons!


‍Avec André, nous avons en commun l’amour des belles voitures… du bon vin et de la bonne chère… Ses références culturelles sont d’une autre sorte que les miennes, mais ces deux ensembles ont une partie commune néanmoins, comme on le dit en mathématiques “modernes”… Son travail accaparant a bien réduit nos échangeset nos rencontres; nous le déplorons tous les deux, en nous promettant sans cesse des “retrouvailles”…


‍Avec Anne, c’est encore autre chose! Des divergences politiques que nos deux caractères quelque peu excessifs ont parfois conduites à des accrochages — mais qui n’ont jamais empêché ses visites, à Bordeaux et Millau; je n’ai pas le goût comme elle de l’architecture moderne, de la ferronnerie, des arts décoratifs, de l’histoire locale… mais elle est toujours intéressante, comme un véritable guide en ces domaines. Nos échanges de correspondance sont plus rares, mais nous nous voyons et discutons assez souvent, et c’est bien ainsi. 


‍Avec Olivier, les échanges épistolaires sont assez restreints, mais toujours bienvenus. De même que nos rencontres rares aussi, mais toujours chaleureuses. Je reconnais que je n’ai pas toujours suivi ses recommandations de lectures, sauf par moment pour certains magazines. Il prend toujours très soin de nous envoyer de jolies cartes de “Voeux”, auxquelles je répondais, sauf cette année, devenu depuis longtemps, par fainéantise, adepte des cartes “électroniques”…


‍Jean-René, lui, envoie toujours des cartes de son cru par courriel; je me suis beaucoup intéressé à ce qu’il fait dans le domaine des images de synthèse… et récemment à l’”IA”, qui est aussi un domaine qui m’intrigue plus qu’il ne me passionne vraiment. Mais cela nous fournit d’amples sujets de discussions…Il y a longtemps que nous ne nous sommes vus, mais nous ne manquerons pas d’aller le voir si nous retournons cet été en Bretagne.


‍Avec Claude et Charlotte, que nous avions vus assez souvent quand ils sont venus s’installer à Bordeaux, nos échanges épistolaires sont rares, maintenant. Et je le regrette beaucoup… C’est un peu l’inconvénient de mon “Journal”:  comme il le lit, au moins de temps à autres, cela rend inutile, de mon côté (et c’est fait pour cela!) de raconter les menus détails de notre existence… Lui est très préoccupé, comme moi, de sa santé défaillante… mais il n’aime pas en parler. Je le comprends. Mais à part une antédiluvienne fréquentation du même collège, à Reims, nos trajectoires ont beaucoup divergé. Les mathématiques de comptabilité qui furent leur discipline d’enseignement à tous les deux ne sont pas des choses qui me concernent… Nous avions en commun, lui sur le tard je crois, de l’intérêt pour l’histoire gréco-latine, sujet de nos discussions…Mais cela semble moins le concerner maintenant.


‍Pour en finir (provisoirement) avec ce recensement, deux amis avec qui la correspondance s’est peu à peu éteinte, et je le déplore:  

‍Vincent, un de nos plus ancien amis…pour lui, mon “évolution” vers le “souverainisme” semble rédhibitoire, alors qu’il n’en est pas du tout de même pour moi! Peu me chaut qu’il soit demeuré “de gauche-écolo”…Nous avions beaucoup de choses en commun depuis le temps lointain des débuts de “l’informatique individuelle”, mais le goulag du Covid, auquel nous n’avons jamais souscrit, a mis fin à nos visites. Nous ne correspondons plus qu’à travers quelques rares messages sans importance. Dommage…J’espère toujours qu’il pourrait faire un effort pour admettre que l’on puisse “penser autrement”…


‍Pierre, mon ancien élève, avec qui nous avons eu pendant plusieurs années des relations très cordiales, et des échanges de visites, jusqu’à cet inoubliable séjour en Israël grâce à lui; avec lui aussi, le “Covid” nous a séparés, car nous ne le prenions pas assez au sérieux, en somme. Et puis il est devenu Conseiller municipal, de plus en plus pris par ces tâches  quotidiennes, ses voyages en Afrique en tant qu’expert ferroviaire… nos échanges épistolaires sont devenus très rares. Mais cordiaux, toujours.


‍C’est volontairement que je n’ai pas mentionnées dans ce “recensement” les plus proches de nous:  Isabelle et Clémence. Précisément parce que nos échanges sont de l’ordre véritablement privé et surtout affectif. 


‍Il y a encore bien des personnes avec qui nous entretenons quelques relations épistolaires, mais j’en ferai “le tour” une prochaine fois. 

‍Les lecteurs et lectrices de ce journal que je viens d’évoquer ne s’en offusqueront pas, je l’espère:  je ne pense pas avoir trahi leur intimité ni les avoir offensés en quelque manière. Et si tel est le cas, qu’ils me le disent! Mais après tout:  c’est mon “Journal”. 

‍À “l’Atelier”

‍J’y suis tout de même venu:  la température y est toujours de 16°, même en ayant réduit beaucoup les radiateurs depuis hier — et cela s’améliore vite. 

‍J’aime beaucoup venir là, j’y ai plus de place qu’à mon bureau étriqué du salon… et pour y écouter de la musique, bien sûr.

‍Photos

‍J’ai envoyé quelques photos à Bruno. Et j’ai mis un peu d’ordre dans ma photothèque… en en supprimant un certain nombre, et en ouvrant un nouveau dossier pour 2026, dans lequel j’ai mis une sélection. Ma photothèque contient 25048 photos…et 758 vidéos! J’ai certainement encore des suppressions à faire… Mais il m’arrive souvent d’en réutiliser d’anciennes  en les faisant tout simplement défiler…

‍Musique

‍Pour changer un peu, cette fois, Chopin. Par Horowitz et Rubinstein etc. Ballades, Impromptus… Sur la chaîne, cela prend une toute autre dimension. Et même si mes oreilles me privent  de l’extrême aigu, c’est satisfaisant pour moi — en coupant mes appareils auditifs.