mardi 13 janvier 2026
Santé
Aujourd’hui, c’est ni mieux, ni pire, côté sommeil et état général. Mais je ne me suis pas encore vraiment fait à mes nouvelles lunettes… Et toujours des somnolences qui me prennent quand je laisse un instant mon esprit divaguer.
Gazette de Balitrand
Temps maussade; moins froid, mais plutôt humide. Je déteste.
La “Sécu” ne m’a toujours pas remboursé ce qu’elle devrait. De même, pas de nouvelles quant à ma demande de carte de stationnement.
Comme j’ai de perpétuels soucis avec les abréviations que j’utilise pour introduire des espaces insécables avant les ponctuations hautes, ce matin, j’ai voulu voir ce que ça donnerait si je tapais mon texte dans mon “epubMachine”, et si je le recopiais ensuite dans “Pages”. Est-ce que les espaces automatiquement introduits vont demeurer après le “copié-collé” dans “Pages”? Le mieux est de faire l’essai tout de suite.
………
Eh bien, oui. Ce qui est assez normal, puisque ma routine introduit automatiquement un insécable quand elle détecte un signe tel que: “:;!?”. Je l’ai dit cent fois: pourquoi les concepteurs de logiciels ne font-ils pas cela, qui ne leur prendrait que quelques lignes? Parce qu’ils n’ont pas la moindre idée de la “typographie à la française”…tout simplement.
Mais assez radoté là-dessus.
Reçu hier un long courriel de François, qui m’annonce, entre autres choses que je vais recevoir un fichier d’images faites lors de son récent voyage à Rome. Ce qui me rappelle que celui que j’avais commencé à faire à partir des albums de ma mère est resté en panne… Mais la mauvaise qualité des photos originales m’a bien déçu; et en les recadrant, pour les grossir un peu, leurs défauts s’amplifient aussi, bien sûr. Je me demande si ça vaut la peine de continuer ça… Sauf que c’est un moyen d’y mettre un peu d’ordre, tout de même.
Vers 14h, Annick et Jean-Pierre sont venus “prendre le café” et discuter de nos projets pour la terrasse. Jean-Pierre avait recherché sur internet quelles étaient les entreprises qui pouvaient faire cela à Millau, mais rien trouvé de plus que ce que nous connaissons déjà: celle à qui nous avons déjà fait appel pour les fenêtres du haut, et une autre au “Crès”, plus spécialisée dans les vérandas.
Je ferai des photos, et peut-être reprendrai-je logiciel “HomeKit” que j’avais déjà utilisé pour simuler les aménagements de la maison.
À bien y regarder, d’ailleurs, je crois que le mieux (et probablement le moins cher!) serait de tout simplement vitrer la partie actuellement couverte… Jean-Pierre trouve que ce serait trop petit… mais ce n’est pas lui qui paiera la facture!
À “l’Atelier”
Il n’y fait pas trop froid: 18° en y entrant.
Je repense au livre de Klein sur le temps. Et à celui d’Heidegger “Être et Temps”. Pour le peu que j’ai lu de ce dernier, je vois bien qu’il s’agit de deux “visions” différentes, radicalement: l’une scientifique, l’autre métaphysique. S’excluent-elles pour autant? Je pense que non… l’ouvrage scientifique cherche à formaliser la notion vague de “temps” en l’observant de l’extérieur en quelque sorte… le traité philosophico-métaphysique, lui, s’efforce d’en cerner les contours, de l’intérieur de la pensée… autrement dit:ce que nous formulons par le mot “temps”. Deux voies parallèles, en quelque sorte… La 1ère considère le temps comme un objet “concret” que l’on peut examiner, disséquer calculer… La 2ème s’occupe du concept, c'est-à-dire de notre représentation mentale de ce qui est, pour nous, le “Temps”.
Donc: le “temps” est-il une sorte de variable mathématique, un élément du formalisme cosmologique, ou bien une “idée” indéfectiblement liée à notre “Être”, comme le pense Heidegger? En tant que matérialiste, je penche plutôt pour la première entité, un constituant de la cosmologie… Mais c’est aussi, pourtant, quelque chose que j’éprouve bel et bien physiquement, c'est-à-dire “corporellement”… ô combien!Mais que je ne puis saisir que par son évolution permanente conditionnant mon “être”, sans majuscule, mon “ressenti” en somme.
Je suis incapable d’aller plus loin.
Klein évoque d’ailleurs ces deux “visions”, en les rattachant à Héraclite et Parménide. Je devrais relire ces deux-là, d’abord.
J’ai une version numérique des “Fragments” d’Héraclite, plus la très savante édition-papier de Marcel Conche.
Commençons par la version numérique.
Fragment 1.
«Toutes choses sont Un. »
Quatre mots suffisent: la pensée ou les “choses”, tout cela ne fait qu’Un. Le monisme dans toute sa radicalité. Pas de place ici pour quelque méta- que ce soit! Giordano Bruno sera brûlé pour avoir parlé de la “pluralité des mondes”, l’Église se prenant pour le “Un”!
Bien sûr, on pourra rire en disant que “Tout est dans tout et réciproquement” (Pierre Dac). Mais cette affirmation est le fondement même de tout un courant de pensée matérialiste.
Fragment 2:
Les hommes ne comprennent pas ce qui vient d’être dit. Ils ne suivent pas sa méthode«divisant chaque chose suivant sa nature et montrant comme elle est en réalité».
Voilà qui me semble contradictoire: le “Un” peut-il être “divisé”? Et qu’est-ce donc ici que “la réalité”?
Fragment 3
«(les fous) c’est d’eux que le proverbe témoigne qu’ils sont comme les sourds: «Ils sont absents quand ils sont présents » On n’est pas loin du Bouddha. Où des “Woke” de nos jours?
Pas clair, pour moi.
Fragment 4
«Les yeux et les oreilles sont de mauvais témoins pour les hommes, s'ils ont des âmes qui ne comprennent pas leur langage.»
Je comprends: il faut savoir déchiffrer ce qui est “derrière”. La philo est là pour ça…
Fragment 5-6
«La foule… » ne comprend rien à rien.
Fragment 7
”L’inattendu”. Il faut “l’attendre”. Je comprends: rester “ouvert” aux choses et aux gens. À force de concision… on peut aussi ne pas dire grand-chose! Je vais voir ce que Conche dit là-dessus!