samedi 7 février 2026


Gazette de Balitrand

Un peu de soleil aujourd’hui; ça fait du bien… D’autant que Dame Météo nous annonce le retour de la pluie dès lundi!

Annick et Jean-Pierre doivent venir en début d’après-midi.

Du rififi à Céniouze

Sonia Mabrouk, présentatrice vedette a démissionné jeudi soir pour protester contre le fait que Morandini était maintenu à l’antenne, alors qu’il vient d’être définitivement condamné pour de louches affaires concernant des mineurs…

Philippe de Villiers, grand donneur de leçons de morale devant l”Éternel, n’en a pas pipé mot hier soir. Ni le présentateur, ni celui qui fait tapisserie, le rédac-chef du JDD. Praud non plus… ni la Kelly, personne! Mais Praud, ailleurs que sur CNiouzes a déclaré qu’il était tout à fait d’accord avec ce qu’avait dit Sonia Mabrouk. Ils sont tous dans une position délicate  et cela va être intéressant de voir ce qu’ils vont faire…

Questions de rhétorique

Je suis déjà depuis quelque temps ulcéré par la tournure prises par les émissions de cette chaîne. Cela a commencé avec le “rappel des titres” toutes les demi-heures. Puis avec l’arrivée dans toutes les émissions de discussions, par la manie de nous asséner des vidéos à propos des “sujets” traités, (interviews que l’on a déjà subies aux “journaux” précédents, et qui sont reprises une fois de plus dans chaque émission… Tout se passe comme si Praud par exemple, ignorait absolument celle que vient de présenter Kelly l’heure d’avant… et pour finir, c’est maintenant, comme dans TOUS les médias (sauf ce “Journal” :-), la conception américaine  qui consiste;

à donner un titre frappant

à expliquer en sous-titre de quoi il s’agit (le “chapeau”)

à consacrer tout le premier paragraphe à redire en le délayant ce qui vient d’être dit dans le “chapeau”.


Cela relève de la rhétorique de composition “à l’américaine”, qui a été imposée dans les Facs quand j’y étais encore, et contre laquelle je n’ai cessé (tout seul) de fulminer… à savoir: 

«Dans une première partie nous verrons que… etc.

«Dans une deuxième partie… etc. »


On m’avait appris, à moi, le contraire, très justement— et c’est ce que j’ai toujours enseigné — quand j’ai fait autre chose que de l’informatique —  que chaque “partie” devait être suffisamment claire pour qu’il ne soit pas besoin d’expliquer ce dont il s’agit !… Que l’introduction devait présenter le problème dont il va être question… que la première partie devait exposer la thèse contraire à celle que l’on a choisie, puis la deuxième, et la troisième, présenter les arguments pour celle dont on veut convaincre le lecteur, pour “enfoncer le clou”, et enfin la conclusion devait rouvrir la question traitée en grand, en la portant à un autre niveau, plus général…


Et si les Français-moyens sont devenus aussi ignares que les américains… ce n’est ni du fait d’une loi historique, ni génétique, mais bien parce que la caste au pouvoir chez nous comme chez eux ne considère que ce qui rapporte, et se fiche bien du reste. L’enseignement ne forme plus un “honnête homme” mais un consommateur.

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Harrar

Écureuil en prison dans ma cage mentale

Je tourne et me retourne pour faire le beau

Espérant échapper à la dose létale

Qui chaque jour un peu vient me ronger les os.


En parcourant, songeur, tout ce qui fait mes livres,

Je m’étonne toujours de trouver quelque page

Dont ne rougirais pas l’auteur du “Bateau ivre”

Et l’effroi me saisit quand je vois mon visage


Mon Harrar, c’est ici. Je ne trafique pas

D’esclaves, moi pourtant, ni d’armes périmées,

Mais je crois bien sentir à chacun de mes pas

La triste fin de ce poète Illuminé…


Lui a cessé d’écrire et moi je continue

C’est la drogue licite qui me tient à flot,

Le pied de nez gamin au futur inconnu,

Quand le flou de mes yeux redessine des mots


Disant que je ne suis pas encore de trop?


Ces derniers temps je n’écrivais plus beaucoup. Cette gymnastique mentale, je crois, m’est pourtant nécessaire… Mon clavier, dont certaines touches ne fonctionnent plus, me donne une idée de ce que devient mon cerveau, avec l’âge…ce que j’écris, si je n’y prends garde, est plein de trous: ceux des synapses obsolètes, où l’influx produisant la pensée ne passe plus… ou bien doit prendre des voies détournées, sans toujours parvenir à son but supposé.