‍vendredi 27 février 2026


‍Gazette de Balitrand

‍A Capion, à trottinette, enfin! Beau temps frais. J’ai gambadé assez aisément depuis le support où j’attache ma trottinette jusqu’à l’entrée du restaurant. À peine y étions nous entrés qu’arrivait une foule de clients… pas un “groupe”, mais une bonne dizaine de personnes. Résultat: j’ai dû m’appuyer un bon moment contre le mur, les chaises (qui remplacent for heureusement l’ancienne causeuse quelque peu trouée…) étant inatteignables avec tout ce monde au comptoir… avant de comprendre, par un signe de tête de la patronne affairée, que nous pouvions aller à notre place habituelle dans la première salle. Repas soigné, excellent: salade verte et haddock, brochettes de thon et de lieu, un peu de riz et des légumes en bandelettes enroulées, du plus bel effet… J’ai vaillamment résisté au dessert: maintenant que j’ai réussi à perdre presque  2kg, pas question de faiblir! 

‍Retour aisé et rapide: la trottinette est pour moi bien plus commode que monter/descendre de voiture, du moins quand je ne conduis pas, je le constate une fois de plus. Arrêt à “l’Atelier”, où il fait très bon, et où nous prenons le café, que Mireille est allée faire. Bientôt, je commanderai une cafetière de type “De Longhi” que j’ai repérée sur “Amazon”, et ce sera encore un “même” bien commode pour moi… Autre acquisition prévue: une “toilette sèche”…que je mettrai dans le coin, derrière un paravent. Vieillesse oblige!  

‍Lecture

‍Je trouve cela dans le “Journal” de Renaud Camus d’hier, et je suis tout à fait d’accord avec lui, moi “Guy-le-Ronchon”, comme dirait Hélène: 


‍Non seulement la plomberie s’est dégradée presque autant que l’École ou que la politesse mais les designers de salle de bains, et de salles de bains d’hôtel en particulier, que par définition on affronte sans expérience car elles vous sont chaque jour nouvelles, semblent s’être ingéniés à être aussi sibyllins que possible: tout robinet est un mystère, toute poignée de douche aussi.

‍…

‍Impossible de comprendre comment on pouvait actionner la bonde du lavabo, hier, même en s’y mettant à deux: il fallut y mettre les ongles. 

‍Je l’ai écrit souvent moi-même: cette obstination des designers à mettre des symboles abscons au lieu de “chaud” et “froid”, tout simplement, voilà qui m’agace toujours! Mais il est vrai que maintenant même la robinetterie doit être mondialiste… Et il faut que les étrangers, supposés illettrés (ce qu’ils sont d’ailleurs bien souvent), puissent comprendre, eux qui ne savent que pianoter des “émojis” sur les smartphones que les “assos caritatives” leur fournissent aimablement en attendant de leur obtenir des “papiers”. Lesquels “papiers”, l’autre jour, un zombie à casquette à l’envers  interrogé à la télé dans la rue, déclarait qu’il n’en voulait pas, car être “sans papiers”, au regard des autorités lui “donnait des droits”! 

‍Il n’y a pas si longtemps, les “sans-papiers” occupaient les églises pour que les Écclésiastes s’emploient à leur en fournir… Maintenant, c’est le contraire, là encore: mieux vaut ne pas avoir de papiers, puisqu’en effet, cela leur donne toutes sortes de droits: de loger à l’Hôtel (et non plus sous la tente…), d’être nourris gratis pro Allah, d’aller et venir comme ils veulent, aussi longtemps qu’ils le veulent, et ne risquent pas d’être “en fin de droits”, puisqu’ils ne risquent pas d’être atteints par la limite fixée sur un papier qu’il n’ont pas! 

‍Voilà bien encore le sujet d’un quatrain que j’eusse pu ajouter à ma litanie du “monde renversé”! 

‍Mais quand j’ai osé évoquer cela à mon frère Michel, au téléphone, hier soir (exprès pour le titiller…), j’ai eu droit comme je m’y attendais, à une vive dénégation bien pensée…

‍Lequel Michel — et Marie-Thérèse — sont “dans les cartons” (je compatis, sur ce sujet), car leur déménagement approche, dans une quinzaine de jours maintenant. Ils ne vont pas s’établir loin de leur Sévigny actuel, mais mais dans une maison moins vaste, à “Dizy-le Gros”, je crois(?), qui n’est pas si gros que cela, mais qui a au moins les commerces courants encore ouverts, ce qui n’était pas le cas à Sévigny. Ils auront un bout de jardin suffisant pour que Michel y pose son télescope… et une grande pièce pour son piano, en plus de cuisine etc.

‍Puisque lui ne veut jamais se déplacer…nous irons certainement les voir en mai-juin ou cet été. Je cogite un “Tour de France”…qui nous mènerait de Millau à Aix, puis à Lons-le Saunier, puis à Reims, puis dans l’Aisne chez eux, puis en Normandie voir Doune et Patrick, puis Honoré et le dernier de mes petits-enfants, qui a quatre ans et que je ne connais  pas…puis à Brest (peut-être, si Vincent et Michèle veulent bien nous recevoir? ) puis en Bretagne-sud voir J-René, puis à Nantes, voir Régis, puis à Bordeaux, voir nos anciens voisins, et retour à Millau… Un paquet de km! 

‍J’aimerais bien faire ça, tant que je peux conduire… et je me dis que ce serait certainement la dernière fois… Avant que “La France” ne disparaisse — avec moi!

‍Hélène en Normandie

‍Hélène nous a envoyé son dernier album de photos. Nous     avons regardé ça sur mon “27 pouces”  — et c’est appréciable de voir cela en grand! Nous connaissons bien la région d’Étretat: nous y avons fait un “voyage littéraire” à la suite de Maurice Leblanc…et c’est pour moi un excellent souvenir! 

‍Je lui enverrai un courriel pour quelques remarques à propos de cela.

‍Au Musée de la Douane - Bordeaux