‍mercredi 25 février 2026


‍Gazette de Balitrand

‍Critiquer “la météo” est un jeu de société très répandu… Sacrifions pour cette fois à la banalité: 


‍La “Chaîne météo” (qui appartient au “Figaro”) nous annonce “Ensoleillé”, 12°. Et il fait très gris, et seulement 9°.

‍Mais “Météo France” est beaucoup plus près de la vérité…Cocorico! 

‍Mais il y a un couac dans mon Cocorico!

‍“Météo France” organisme d’État m’inflige de la pub à l’ouverture de son application…alors que La “Chaîne météo”, société privée, elle, ne m’en affiche pas… Certes la page de pub qui s’affiche disparaît d’elle-même au bout de quelques secondes… mais néanmoins, je trouve cela honteux.

‍Frontières

‍De toutes façons, ni l’une ni l’autre ne concernent vraiment Millau que par approximation, puisqu’il n’y PAS de station météo dans cette ville! L’Aveyron, c’est Rodez officiellement, même si pour nous, c’est bel et bien Millau. Et du point de vue “météo”, non sommes très souvent à la lisière (fluctuante) entre l’Occitanie officielle, et l’Occitanie géographique: le Larzac est très souvent cette sorte de “frontière” où commence ou finit la pluie… Quand on descend du Larzac, c’est l’Hérault, et bel et bien le climat méditerranéen.


‍“L’espace Schengen” inventé par les fossoyeurs des nations ne peut rien réellement contre ça: il y a des frontières partout, qui se croisent et décroisent sans s’annuler… Frontière entre ici et le Parc, marquée par un mur et un grillage;  entre Millau-Centre et sa proche banlieue, où nous sommes, marquée par la “barrière” de la voie de chemin de fer;  entre Millau et la campagne environnante, marquée par le Tarn et des ponts, etc, etc. Quand on y regarde bien, en fait, l’espace “naturel” est fait de frontières avec un peu quelque chose entre elles! Et celle entre l’Aveyron-Nord de Rodez, et l’Aveyron-sud de Millau, pour n’être pas marquée officiellement, n’en est pas moins très réelle.

‍Typographie

‍Après plusieurs pages, je vois que j’ai enfin trouvé la bonne solution pour le respect des espaces typographiques “à la française”. Et c’est “TextExpander” qui me permet de le faire, en tapant simplement deux fois le caractère voulu, comme ici pour les “deux points”: j’avais l’habitude de faire cela quand j’utilisais le logiciel d’Adobe, “InDesign”, qui était bien plus compliqué à utiliser pour des vers numérotés, et surtout une présentation en bilingue, ce que “LaTeX”me permet de faire bien mieux, dans la mesure où j’ai l’habitude de ce langage…

‍Le seul “plus” que me permettait “InDesign”, c’était le “demi-cadratin”, alors qu’avec “Pages”, ce n’est malheureusement pas possible: je ne peux introduire qu’un “insécable”, qui est un cadratin. Mais “LaTeX” corrige cela automatiquement, en utilisant l’un des “packages” existants… peu importe que ce soit un espace “normal” ou “insécable”, ou même qu’il n’y en ait pas du tout! Il met exactement ce qu’il faut. (Comme quoi… quand on veut on peut!  Même dans un logiciel conçu à l’origine par un professeur américain…)

‍La fureur du monde… 

‍C’est celle du “monde renversé”, dont j’ai bien souvent parlé déjà dans ce “Journal”. Et pourquoi écrire de nouveau ce que j’avais écrit, il y a deux ans de cela? Pour cette fois, je vais me citer moi-même! 


‍495 - Sens dessus dessous


‍Le topos bien connu du monde renversé 

‍Est aujourd’hui partout, on peut le constater. 

‍Ce n’est pas seulement les plaques retournées, 

‍À l’entrée des villages, mais la société.


‍Dans les romans anciens des poissons qui volaient 

‍Défiaient les chasseurs et les bœufs gambadaient 

‍Derrière la charrue que les manants tiraient, 

‍L’homme croquait les os que le chien lui jetait…


‍Aujourd’hui ce n’est pas image d’Épinal, 

‍Mais les lois et décrets font la vie infernale 

‍Au paysan soumis à l’oppression fiscale, 

‍Au nom de traités pris “à l’international”…


‍On voudrait empêcher les vaches de péter, 

‍Les tracteurs de rouler, les dindons de crier, 

‍C’est l’Europe qui dit ce que l’on doit manger 

‍Et que l’on fait venir de lointaines contrées


‍En empêchant les gens de faire l’élevage 

‍Comme ils ont toujours fait — le nouvel esclavage 

‍Est celui imposé par la horde sauvage 

‍Des écolos devenus fous, dont les ravages


‍Pourront finir un jour en terrible carnage…


‍Mais pourtant…


‍S’il y a maintenant quelque chose de plus

‍Dans ce monde à l’envers, c’est bien la politique,

‍Dans les mots qu’elle emploie, formules convenues

‍Inversant à plaisir leur valeur sémantique…


‍La suite  pour demain, feuilleton poétique!